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Le DevKit Tegra 2

Wow ! Quelle jolie carte mère. Elle dispose de tout ce qu’il faut, tout les ports possibles imaginables, une connectivité sans fils complète, sans oublié une configuration CPU/RAM digne des meilleurs nettop x86. Vous la voulez ? Dommage parce que vous allez galérer pour l’avoir.

Une configuration de rêve

Commençons par le chipsets. NVIDIA déclare que la puce qui équipe cette carte mère, en l’occurence le Tegra 250, est la solution mobile la plus puissante existante sur le marché actuelle. Le Tegra 2 pour rappel se compose de 2 coeurs 1Ghz Cortex A9, ainsi que de divers blocs s’occupant de taches spécifiques comme l’accélération 2D, 3D, le décodage de vidéo ou encore le traitement des signaux analogiques. Bref, que du lourd. En plus de son merveilleux chipset, cette carte se fait épaulé par 1Go de RAM DDR2. Sachez que les systèmes ARM qui se trimballent autant de RAM soudées au système se font très rares.
Vient ensuite la connectique bien fournie de notre compte de fée en silice. Ce n’est pas un, mais DEUX ports SD/MMC qui viennent s’adjoindre à notre carte mère. L’un interne, l’autre externe. Pour la vidéo, pas de panique HDMI est là, avec en sortie du 1080p, soit une résolution de 1920×1080 pixels. Autrement dit, il débite du Full HD sur télé comme sur moniteur PC. Si vous n’aimez pas l’HDMI, il reste la prise VGA qui se cantonne à 1600x1200px maximum en sortie. En plus, Le DevKit Tegra intègre 2 slots PCIe, 3 ports USB, 1 ports USB mini, et une une sortie Ethernet RJ45. Des modules intégrés Bluetouth et Wifi vous assure un une communication sans fils avec votre réseau local.

Une carte mère réservée à l’élite

Elle vous plaît ? Malheuseusement, pour l’obtenir il vous faudra adhérer aux clubs de Développeurs d’NVIDIA. Il vous faudra ensuite débourser la somme de 400$. Vous habitez la France ? Pas de chances, la vente de ce DevKit est réservée aux Etats Unis et au Canada.

Une communauté active

Je ne connais pas très bien les modalités d’adhésion au « Club Tegra ». Toujours est-il que la communauté qui le compose parait plutôt active. Tout les systèmes d’exploitations sont représentés : Android, Windows Ce et Linux. Les forums se remplissent quotidiennement et les quelques projets libres en cours semble évoluer vers du concret. On peut citer le projet Boxee Box qui a fait parlé de lui lors du dernier CES.

Un noyau linux manquant

Il y a quelques temps, NVIDIA annonçait la sortie de L4T: Linux For Tegra. Il s’agit d’une distribution Linux optimisée pour le chipset. Cependant, certains développeurs se plaignent du noyau Linux fournit par NVIDIA. Il s’agit en effet de la version 2.6.29. La plupart des distributions récentes comme Ubuntu Lucid Linx ou Fedora 13 utilisent les version 2.6.32 et 2.6.34 du noyau Linux. Il faut savoir qu’à partir de 2.6.30, de nouvelles normes d’exploitation des pilotes graphiques sont apparues : le KMS, qui permet d’exploiter l’accélération graphique directement depuis le noyau et non en utilisant des pilotes Xorg tierces. De ce fait, l’utilisation du noyau 2.6.29 posent quelques soucis sur des versions récentes de distributions comme Ubuntu.

En résumé, le DevKit Tegra porte bien son nom puisqu’il permet au developpeurs d’exploiter le chipset dans toutes les situations. Que ce soit pour mettre au point un MID ou un nettop, ce DevKit vous fournira tout les éléments nécessaires à la phase de test et à la mise au point du software. Cependant, l’accès à ce DevKit est bien gardée. NVIDIA ne laisse pas n’importe qui jouer avec ces produits. Il faut donc montrer patte blanche pour y avoir accès.

Le support Linux est présent mais se traine un retard qu’il serait urgent de rattraper si l’on veut pouvoir exploiter des programmes récents.

Sources





Commentaires

4 Responses to “Le DevKit Tegra 2”

  1. Bonjour,
    Je connais ce kit un petit peu.
    C’est en effet un des rares, si ce n’est le seul, à proposer un Cortex-A9 double cœur.
    Un petit bémol sur le port Ethernet qui n’est pas vraiment celui du Tegra250 mais plutôt un module du genre carte USB donc les performances ne sont pas optimales. Mais il est tout a fait possible d’ajouter une carte qui moulinera vite sur les ports PCIe.
    Linux tourne bien et vu la RAM et le processeur, il est possible d’en faire un serveur et de faire tourner un peu ce que vous voulez. Une sorte de Sheeva plug, en plus puissant et avec les compétences graphiques de nVidia :p
    Alban

    Par Alban Rampon, le 18 juillet 2010 le 18:52
  2. j’attends le quad core cortex A9 de marvell ;)

    Par collinm, le 19 juillet 2010 le 9:32
  3. Magnifique petit bijou ! J’attends des SmartTops et SmartBooks qui se baserais dessus ! (En espérant que ce soit le port Ethernet du Terga, et non une sorte d’adaptateur USB vers Ethernet/RJ45.)

    Petite question tout de même : À quand des puces ARM gérant l’USB3 ? (Pas taper ! ^^’)

    Par Bigou, le 19 juillet 2010 le 23:04
  4. Le devkit est disponible au US depuis longtemps.
    Il existe des sites qui fournissent une adresse au US pour commander ce genre de produits (comme pour le nexus one)

    C’est au delà de mes compétences, mais a l’époque je me suis dit qu’il devait être possible, selon son encombrement, et sans la carte fille de le monter dans une carcasse de netbook. On en trouve d’occase a moins de 100€.
    Il faut juste prier pour que la connectique de l’écran / batterie soit sur le même standard…

    Par pipou24, le 20 juillet 2010 le 9:18



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